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Le sacrifice dans l’Ancien Testament


Nous étions plus nombreux pour notre première séance sur le thème du sacrifice. Les échanges ont été animés et enrichissants. La répartition en groupes de 4 ou 5 personnes a permis d’approfondir certains textes choisis puis d’expliquer aux autres nos découvertes. Vous trouverez en pièce jointe le document donné à chaque participant pour le travail en groupe .

Dans le langage courant, que signifie le mot "sacrifice" ? C’est ce qui coûte, mais qu’on fait quand même, pour offrir -éventuellement à Dieu, mais aussi à n’importe qui- ou pour accompagner une demande, par exemple de pardon.

Mais si on observe bien le mot -en particulier à partir du mot latin, on s’aperçoit qu’il signifie "faire sacré". Autrement dit, un objet profane peut être sacralisé, rendu sacré ou saint, en choisissant de l’offrir à Dieu.

Qu’est ce que sacrifier dans l’Ancien Testament ?

Dans le livre de l’Exode, nous voyons qu’il s’agit d’une véritable liturgie, avec offrande de bétail, relation au Seigneur qui viendra bénir son peuple (Ex 20, 24), aspersion du peuple avec le sang des animaux : le sang de "l’alliance".
Allusion également à un partage de repas, à l’offrande du premier-né des animaux, au"rachat" quand il s’agit d’êtres humaine (Ex 13, 15). Pas question de sacrifier un être humain.

Les textes du livre du Lévitique ont bien aidé la compréhension de ce qu’on appelle sacrifice.
Il s’agit toujours d’une offrande, mais elle consiste soit en offrande d’animaux, soit en confection d’une sorte de galette avec farine, huile, encens qu’on fait cuire pour la manger. En Lv 6, 7-11, il ne s’agit pas d’un sacrifice sanglant.
Dans le texte qui décrit un sacrifice sanglant (Lv 1, 1-9), nous remarquons la description minutieuse de tout rituel autour de l’animal : il est "présenté" pour être "agréé par le Seigneur" puis, on impose la main sur sa tête avant de l’égorger et d’asperger le sang, puis de le faire cuire afin de partager le repas. Aucune insistance sur la mise à mort, alors que les autres étapes du rite sont minutieusement décrites.

Il semble donc bien que la notion d’offrande est plus représentée par le repas partagé, par l’offrande totale, l’offrande de la vie représentée par le sang, que par le meurtre.
".....Tous les mets consumés du Seigneur, tout ce qui y touche, se trouve sanctifié."(TOB : Lv 6, 11) Il s’agit bien du sens véritable du mot sacrifice.

Le sacrifice qui plait à Dieu

La tentation était évidemment grande de se contenter d’un certain ritualisme, ce que dénoncent les prophètes : "Car c’est l’amour qui me plaît, et non le sacrifice."(TOB : Os 6,6). Ainsi Es 1, 10-18 et Am 5, 21-25 : le Seigneur dit son rejet de tous sacrifices et offrandes que n’accompagne pas un changement de comportement en faveur "du droit et de la justice" et du souci des plus nécessiteux.

Les psaumes s’en font l’écho : ainsi le Ps 50(51), 19 : "Le sacrifice voulu par Dieu, c’est un esprit brisé ;....." (TOB)

Enfin, nous avons écouté la lecture du texte de Siracide (Si 35, 1-11), sorte de synthèse de ce qu’est le vrai sacrifice.

Rendez-vous le lundi 5 février 2018 pour la suite, où nous verrons comment le Nouveau Testament donne sa plénitude de sens à l’Ancien.